Attention, ceci est un conte parceque avec
Magrat, on a decidé de faire ça.
Il était une fois, dans une contrée fort fort pas loin, une jeune et jolie princesse qui avait pour nom Suprême – ses parents, les villageois, devant autant de beauté, restaient en admiration.
Comme toute princesse qui se respecte, elle eut pour fêter son premier anniversaire, une marraine fée en cadeau.
Une fée, dernier cri, avec baguette, robe pastelle et un chapeau en forme de cône avec petite voilette intégrée.
Suprême avait une vie de déesse, Lépauche, sa bonne fée, ne lui rendait jamais visite sans lui offrir de présents. Elle était sa préceptrice, sa confidente, son mentor. La princesse savait tout ce qu’une petite fille, et ensuite jeune femme devait savoir pour rester la plus belle, la plus aimée, la plus regardée.
Suprême ne brillait pas par son intelligence, mais son éducation n’avait pas été orientée vers cette optique. La princesse, les années passant devenait toujours plus populaire, aucune soirée, sortie en boite ou bal de quartier ne paraissait bien organisé si elle n’était pas invitée.
Mais un jour tout bascula. Le soir de ses 17 ans, par une nuit sans lune, la belle, reine de sa soirée d’anniversaire, ne pouvant pas se dérober à l’enthousiasme générale de ses camarades, accepta d’avaler quelques extasies ‘prince charmant’. Le délire se transforme en cauchemar.
Suprême, pauvre dinde qu’elle est, après trop de mélange peu recommandable, tombe dans un profond sommeil.
Les parents ne sachant trop que faire, tentèrent en vain de contacter marraine la fée, qui toujours au fait des dernières tendances aurait pu les conseiller. Mais la bonne fée Lépauche, avait été incarcérée la nuit du drame pour avoir chapardée, en bonne cleptomane, un déshabillé panthère au rayon Dior des galeries Lafayotte, et au vu de son casier judiciaire, elle n’était pas la de sortir de l’ombre.
Tout le royaume était paralysé, personne n’avait osé prévenir la police ou les secours de peur d’altérer la réputation de la princesse.
Son nom, son existence, son absence était un sujet tabou. Plus aucune soirée, plus aucun rire, le village semblait mort.
Tout semblait perdu.
Un jour de printemps joli, à cheval sur une pétroleuse noire et chrome, les sacoches battant au vent, arriva, dans un nuage de poussière et de fiente de pigeons, un étranger.
Personne ne le connaissait, et rien ne le prédestinait à s’arrêter dans ce village. L’étranger, Lorenzo LeRebel de son nom, n’était pas tombé de la dernière pluie, il remarqua tout de suite, le malaise qui régnait sur la contrée.
LeRebel, sillonna toutes les ruelles pour trouver pourquoi ce silence et tomba nez à nez avec la fenêtre de la chambre de la princesse.
Devant la beauté de la comateuse, il se vit poussé des ailes, défonçât la vitre et embrassa la jeune femme d’un doux et tendre baiser.
Mais la belle ne se réveilla pas. Pensant qu’elle se foutait de lui, il lui décrocha une bonne vieille mandale qui la fit tomber du lit. Sous l’effet de la gifle, Suprême se réveilla et ne put faire autrement que de tomber amoureuse de son baffeur délivreur.
Et c’est ainsi que Lorenzo dit Le Rebel, épousa Suprême, la plus dinde des Barbie. Ils vécurent plus ou moins heureux, en fonction des rentrées d’alloc car ils eurent beaucoup d’enfants.