Au resto, j'aime pas qu'on soit impoli avec moi. Non mais, un peu de tenue s'il te plait!
Je vais prendre un cas réel, arrivé ce midi même, chez le Thai.

Oui tu vas dire que je me plaints mais c'est de ma faute, un peu. Fallait pas ben ouais mais c'est comme ça.
Donc par un geste de grande bravoure, que même Ivanoë il a pas assez de coucougnettes pour ça. Je choisis, sous les yeux écarquillés de mes collègues préférés, les calamars sauce piquante. Je donne mon ticket resto de rationnement à la madame "Bondour", je prends mon plateau et je me casse... même pas la gueule dans les escaliers.(Le bouiboui est sur deux étages et biensur, y'a pas de place au rez de chaussée.)

Me v'là t'y pas que j'attaque de bon coeur. A coeur vaillant rien d'impossible! Enfin jusqu'à ce qu'un de ces foutus poulpes ait l'indélicatesse, l'improbité, l'inconvenance et l'indécence (y'en a plein encore dans le dico des synonymes, j'aime bien, ça fait style" je connais plein de mots".) de me montrer son trou du cul.

Mon voisin de droite, choqué, vomit son poulet citronnelle dans l'assiette de son voisin, celui de gauche, ausculte le bestiau pour voir si ce n'est pas plutot sa bouche... hummm... les trois en face, devant ce spectacle d'horreur, se bidonnent en hoquetant des " Faut bien que ça tombe sur toi ! hihihi hahaha !".

Alors, n'écoutant que ma colère, je plaque le céphalopode dans mon petit pot de plastique de sauce nem. Prends ma fourchette, chope une autre bestiole et hurle dans le resto:" Tiens ! Pour les peines, je bouffe ton frère! "
J'ai ensuite, tel Hannibal Lecter, englouti, sa soeur et son père monocouille. Sa mère avait filé pendant ma crise d'hystérie calamardesque.
Mais sache que je reviendrais....